Les problèmes fonciers se posent avec acquitté dans la province du Bas Congo : Comment y remédier ?

La province du Bas Congo est l’une des provinces de la RDC où les conflits fonciers sont très récurrents. Ils opposent souvent les paysans, les agroindustriels, les industriels forestiers, les pétroliers et les hommes politiques. Dans tout ça, les maillons les plus faibles sont les paysans qui n’obtiennent pas gain de cause dans les différents conflits et ils perdent les procès et  leurs terres. Cette problématique foncière est au centre de réflexion de l’atelier d’analyses, d’échanges et de planification de plaidoyer  sur la sécurisation foncière pour  une agriculture familiale durable.

C’est  le dernier atelier de la deuxième série d’ateliers du projet : «  Synergie et complémentarité » qui se tient du  19 au 21 Novembre 2012 à Kisantu, District de la Lukaya, dans la province du Bas Congo. Des représentants des organisations paysannes issus de 10 territoires et de deux villes du Bas Congo réfléchissent sur la problématique foncière dans cette province. Ces participants examinent les différents articles de la loi foncière actuelle qui ne favorisent pas le développement de l’agriculture familiale en RDC. Ils vont dégager une ou deux actions prioritaire de plaidoyer qu’ils vont mener au niveau national, provincial et local.

Lors de la cérémonie d’ouverture, le vice-président de la FOPAKO, Donatien Malonda a affirmé que la série de quatre ateliers provinciaux qui sont organisés à travers le pays respectivement a pour thèmes : la loi agricole ; la sécurité foncière ; les infrastructures agricoles ; le financement agricole. Ils  sont un regroupement cohérant des préalables devant précéder un décollage inexorable de l’agriculture congolaise qui, enfin de compte, devra basculer vers une activité économique gagnant-gagnant à laquelle leurs unions respectives doivent aspirer.

Il a aussi relevé que la loi portant principes fondamentaux relatifs à l’agriculture ainsi que la loi foncière sont le socle d’une économie nationale solide.

Pour Freddy Mumba du Cenadep intervenant au nom de son partenaire SOS Faim,  le thème sur la loi foncière, demeure un problème crucial, car on ne peut pas parler de la sécurité alimentaire sans la sécurité foncière des terres des paysans.  Il a ajouté que le  paysan est fortement lié à la terre et l’accès à cette ressource doit lui être garanti pour lui permettre d’exercer son métier pour son épanouissement et la contribution à la sécurité alimentaire.  Il a appelé les participants de saisir cette opportunité qui est offerte par projet d’appui au plaidoyer agricole et à la structuration du mouvement paysan provincial et national,  pour faire une analyse sans complaisance de la situation réellement vécue par les paysans dans leurs différents milieux en vue de dégager des actions pouvant conduire à des changements souhaités.

Le représentant de l’Alliance Agri Congo, Albert Matanga de Trias  a  souligné que cet  atelier se tient au moment où la question foncière est plus que jamais sensible en  RDC en raison de la complexité des règles applicables, des conflits des compétences entre différents services étatiques, des contradictions dans les lois, de l’absence d’instruments susceptibles de sécuriser les opérations foncières et d’un système de titrement perfectible.

Albert MATANGA a indiqué que les conflits fonciers interpersonnels sont très fréquents et surgissent, selon le cas, à l’occasion de la circulation des droits, de la succession ou de la fixation des limites entre deux concessions voisines. Il a regretté le fait que cette situation alimente un contentieux particulièrement abondant qui encombre nombre de juridictions sans pour autant apporter la sécurité juridique attendue par les justiciables confrontés à une règle d’accès et d’interprétation délicate et à des délais de traitement souvent rédhibitoires.

Le Commissaire de District Nkumbu Ntula  a reconnu que le problème de terres est crucial en RDC.  S’il y  a des priorités, le problème de terres devrait être parmi celles-ci, a déclaré M.NKUMBU qui a souligné que depuis 1960,et même bien  avant l’arrivée des colonisateurs , le paysan s’est vu spolié par les entreprises bénéficiaires de monopole et des étendues de terres qui sont restées jusqu’ici intouchables bien que non mises en valeur.

LVPC

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Une réponse à Les problèmes fonciers se posent avec acquitté dans la province du Bas Congo : Comment y remédier ?

  1. claude nkoka mampuya dit :

    pour l’ong apef qui a pris part a cet atelier remercie très sincèrement les organisateurs et promet se mettre au travail pour restitution auprès de la base ainsi que pour le plaidoyer car pour l’apef cette thématique garantira la disponibilité et sécurisation futur des terres rurales

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