Commercialisation des produits vivriers paysans dans le Bas-Congo

Dr Patience MPANZU BALOMBA vient de publier les résultats de son étude qui révèlent les nombreuses contraintes dont fait face la commercialisation des principaux produits vivriers du Bas-Congo (manioc, plantain, maïs, haricot et arachide). En effet, les marchés vivriers du Bas-Congo sont caractérisés par des infrastructures inadéquates (transport, stockage et transformation), des unités de vente non standardisées, des problèmes d’information sur le marché, un fonctionnement informel, un grand nombre d’intermédiaires et des tracasseries sur les routes et les marchés. Dans les campagnes, les paysans parcourent en moyenne 8 km à pied pour vendre leur petit surplus agricole dans les marchés ruraux.

Les contraintes financières poussent souvent les grossistes à recourir à certains acteurs de la filière pour financer le paiement des frais commerciaux en leur cédant, en contrepartie, le droit de vente exclusif sur leurs produits vivriers. Ces contraintes ont pour conséquences notamment des coûts de transaction élevés au niveau des grossistes dont le plus important est le transport qui représente 46 à 61% du total de ces coûts, des marges de gros importantes (45 à 68 % du prix de gros), etc.

L’étude montre aussi une absence d’intégration spatiale entre les marchés de Kimpese (Bas-Congo) et de Kinshasa. Les acteurs des marchés vivriers s’adaptent en développant des stratégies afin d’atténuer les impacts de ces contraintes et d’assurer le maintien des activités de production et de commercialisation.

L’étude complète du Dr Patience MPANZU BALOMBA peut être téléchargée via ce lien : Commercialisation des produits vivriers paysans dans le Bas-Congo (R.D. Congo) : contraintes et stratégies des acteurs

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4 réponses à Commercialisation des produits vivriers paysans dans le Bas-Congo

  1. Solidarité Paysanne au Mayombe dit :

    Un très grand merci pour cette documentation sur la commercialisation de produits agricoles paysans dans le Bas-Congo.   A SOPAM, nous voulons rendre concret, bien qu’à petite échelle, ce qui est déclaré tout le temps : commercialisation des produits, entretien des routes de desserte agricole en compagnie de la DVDA, etc.   Clément Nzungu

    Solidarité Paysanne au Mayombe SOPAM-ONGD/ASBL Kangu-Mayumbe, Bas-congo, R.D.C. Tél. + 243-98 88 74 46

    ________________________________

  2. Dr. Shungu Tundanonga dit :

    Un travail, scientifique ou pas, sur une des plusieurs facettes de l’agriculture congolaise suscite toujours la curiosité. Nous avons parcouru en diagonal la thèse du Dr. Patience Mpanzu Balomba et ne pouvons qu’exprimer nos vives félicitations. Nous apprécions aussi la modestie du Dr. Patience Mpanzu Balomba, qui considère son travail comme un jalon dans la recherche agronomique en RDC.
    Quelques remarques. L’IRES et l’unité de recherche en sciences sociales de l’ancienne Université Lovanium avait dû revoir ses méthodes d’enquêtes dans la ville de Kinshasa, à partir de l’année académique 1968/69, avec l’augmentation des inscriptions des jeunes finalistes des écoles secondaires de Kinshasa. Lors de l’ouverture de l’année académique 1970/71, plus de 80% de finalistes des écoles secondaires kinoises inclus ceux, qui avaient fréquenté les internats dans le Bandundu et le Bas-Congo, étaient inscrits à l’Univeresité Lovanium. Les chercheurs notèrent que les résultats de mêmes enquêtes étaient sensiblement différents que les précédents. Comment expliquer cela? Les étudiants-enquêteurs des années antérieures, venus surtout des écoles catholiques des provinces étaient mal perçus par les kinois pour plusieurs raisons dont la mauvaise connaissance du lingala et l’aversion du kinois moyen pour ceux, qui parlent le français (les je-le-connais). Mais avec les nouvelles génèrations, la situation était différente: comportement différent, identification enquêteur-interlocuteur/trice, connaissance des coutumes et tradistions kinoises entre autres.
    Comment était perçu l’enquêteur Patience MPanzu Balomba sur le terrain? Le questionaire est complexe et redigé en français: l’enquêteur avait-il assuré la traduction dans les langues vernaculaires du Bas-Congo? Si nous regardons les points 7, 8, et 9, section 1, annexe 3: quelle est la fiabilité/viabilité de réponses, dans la mesure, où toute Congolaise et tout Congolais est allérgique à ces sujets?
    "Commercialisation des produits vivriers paysans dans le Bas-Congo: Contraintes et stratégies des acteurs", l’espace est défini: le Bas-Congo. Et le temps? En tenant compte de l’évolution démographique dans la ville de Kinshasa et dans la province du Bas-Congo, une présentation de la même situation avant le 30 juin 1960, de 1960 à 1965, de 1965 à la zaïrisation, de la zaïrisation au 17 mai 1997, de 1997 à 2006 et de 2006 bis dato nous aurait permis de tirer les conclusions pratiques .nécessaires.
    Pour conclure, nous félicitaons le Dr. Patience Mpanzu Baloma et lui souhaitons une carrière professionnelle fructueuse dans l’enseignement et/ou la recherche en agriculture. Ce sera une perte pour la recherche et l’enseignement en RDC, si le Dr. Patience Mpanzu Baloma sautait la barrière pour joindre le camp des politiciens.
    Bonne fête de Nativité pour toutes les amies et tous les amis de "La voix du paysan congolais", à toute la rédaction. N’oublions pas une pensée à nos compatriotes du Nord et du Sud-Kivu, et plus particulièrement aux paysans de ces deux provinces et à leur famiile.
    Dr. Shungu Tundanonga

  3. Emi Ipala dit :

    Mbote, je souhaite contacter Mr Nzungu, mais malheureusement son numéro de portable est incomplet!

    Merci de nous communiquer le bon numéro!

    Matondo

    Association
    Environnement Sans Frontières
    depuis la suisse

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